Saint-Arcons d'Allier 2026
27 septembre
Balade poétique à Saint-Arcons d’Allier en Haute-Loire
Diaporama de présentation ci-dessous, réalisé par Colette et Marie pour la balade poétique de 2025, membres du Cercle Amélie Murat, que nous remercions chaleureusement . . .
Cliquer sur l’image pour l’agrandir puis faire défiler le diaporama à l’aide des flèches situées à gauche et à droite de l’écran
La balade poétique organisée le dimanche 27 septembre 2026 à Saint-Arcons d’Allier par le Cercle Amélie Murat fut un projet lancé par une native de la vallée, Anne Marie Pralong Valour, une amoureuse du Haut-Allier dont la maison du village, anciennement Le Relais des pécheurs, domine la rivière et le pont vert qui l’enjambe.

Cette balade est une « réédition » de celle déjà organisée en juin 2025 et qui avait été très appréciée.
Une revue lui avait été consacrée illustrée par les aquarelles de Véronique Béné. Revue dont il reste quelques exemplaires.
Cette année un thème précis avait été proposé : La pierre.

Comme en 2025, un groupe d’amateurs de poésie et d’histoire parti vagabonder par les rues étroites du village, Les « marcheurs poétiques » étaient beaucoup plus nombreux qu’en 2025 puisque la balade était restée dans les mémoires, et avait bénéficié du bouche à oreille. Ils furent en outre accompagnés au saxophone ajoutant une note musicale et épicée à l’événement.

Après avoir gravi la calade, ils découvrirent le cimetière rude et sauvage du village, la croix des 2 abbesses et le point de vue magnifique sur la vallée et ses orgues basaltiques. Dans l’église fut racontée en poésie l’histoire de Saint-Arcons (le saint !). Résonnèrent l’Ave Maria de Schubert et la Vergine del Angéli de Verdi.

Le groupe s’arrêta devant la rivière de pierres sous le porche du château puis ce fut la descente jusqu’à la Fioule, fidèle alliée de l’Allier. Que de beauté baignée par la chaude lumière de ce mois de septembre, toutefois bien avare en pluie ; La sécheresse fut l’un des thèmes abordés dans la balade qui se termina sur le pont dominant l’Allier et l’évocation de sa plage de la Gravière.
Les participants furent invités à partager rafraichissements et desserts variés par l’hôtesse du lieu Anne-Marie Pralong-Valour, poète amoureuse de son village et du Haut-Allier.

Au vu du succès de cette randonnée poétique, fut évoquée l’idée de la « rééditer « en septembre 2027, avec d’autres poèmes, et un parcours un peu différent. Incluant l’abbaye de Chanteuge…
Le journal L’éveil de la Haute-Loire avait consacré un article à cet événement l’an dernier et nous espérons que cette « édition » 2026 fera aussi l’ objet d’ un reportage.
Avec en prime ces trois très beaux poèmes de Colette Thévenet, poètesse phare du Cercle Amélie Murat, et qui nous a quittés en novembre 2025
– Celui-ci dédié à Saint-Arcons :
Ecrire sur un village
C’est embrasser la terre
Ses milliers de cocons
Où l’humain se rassemble
Pour tisser son chemin
De l’éveil au trépas
Village- mère où présent et passé
Instillent dans les veines
Des ritournelles immuables
Et des promesses de poèmes.
Saint Arcons nous accueille
Perché sur la part de nous-mêmes
Qui chemine allègrement au gré
Des rimes et des souvenirs intimes.
– Celui-ci visionnaire tiré du recueil (Le non-dit de l’inconnu 2003)
Cette eau si rare devenait lourde
Epaisse comme un sirop
Elle avait un goût de terre profonde
De racines enchevêtrées
Il devenait impossible
De la prendre au creux de la main
Et de la porter aux lèvres
Ce n’était déjà plus du liquide
Et pour la définir les mots perdaient leur sens
Les visages se confondaient avec la terre
Se couvraient de taches brunes
Les miroirs traquaient les yeux crispés
Sur des intérieurs chaotiques
Et enfin cette évocation de la pierre tirée du même recueil :
La pierre aussi se ride
Lentement violentée
Par les souffles contraires
La hardiesse de vents
Accable
Les rousses ramille
Mémoire en partance
Charter de poussière
Et de feuilles
Et si l’on redonnait vie au festival de poésie du Haut-Allier qui dans les années 80 accueillit tant de grands noms, Léo Ferré Laurent Terzieff et combien d’autres eux aussi envoûtés par le lieu ?